Tube fluorescent à économie d'énergie et de ressources !

06/08/2009

tubefluo Voici un autre "hack" classique : détourner l'usage des lampes fluocompactes pour alimenter un tube fluorescent standard.


Bien souvent, les lampes fluocompactes arrivent en fin de vie en ne s'amorçant plus, alors que l'électronique elle marche encore parfaitement.
Pourquoi alors ne pas s'en servir pour alimenter un tube fluorescent "classique" ?

Attention :       DANGER !             Présence de haute tension.
Ce type de montage fonctionne sur le secteur, et réclame une prudence extrême.

⇒ Débranchez le circuit du secteur et attendez que les condensateurs soient déchargés avant toute manipulation de la lampe.

Des protections sont nécessaires sur le circuit électrique pour ces expérimentations :
Evitez de bricoler seul. Un "complice" pourrait vous sauver la vie, au cas où...

Faites attention aux tubes fluorescents en eux-mêmes. Ils contiennent des produits chimiques nocifs (mercure, etc.)
Attention aux coupures.

Faites recycler vos tubes usagés.

N'employez que des fils d'alimentations prévus pour les moyennes et hautes tensions.

Ne tentez en aucun cas d'ouvrir une lampe fluocompacte si vous ne savez pas ce que vous faites.

Constitution d'une lampe fluocompacte

La majorité des lampes fluorescentes du marché sont construites sur le même modèle :

La particularité des tubes fluorescents est de nécessiter une haute tension pour s'allumer après avoir été préalablement ionisés par des résistances chauffantes. Une décharge de haute tension amorce l'arc dans le tube, qui une fois établi, se stabilise à une tension plus faible suffisante à son maintient.
A l'origine, les réglettes pour tubes fluorescents comportaient (comportent toujours !) un ballast et un starter. A l'allumage, le starter enclenche le préchauffage et interrompt ensuite un circuit inductif pour générer une impulsion de haute tension. Le ballast limite ensuite le courant.
Un peu d'électronique permet d'arriver aux mêmes fins. Après redressement, la tension du secteur est passée dans une alimentation à découpage (génération de pulses hautes fréquences, et passage dans un transformateur élévateur de tension). Les hautes fréquences permettent l'utilisation de transformateurs relativement compacts.

Modifications

fluocompacte L'idée est de dépouiller l'électronique de la douille pour l'intégrer dans un boîtier isolé, doté des connexions vers un tube fluorescent classique.
Cependant, toutes les précautions devront être prises pour éviter impérativement tout contact avec les parties sous tension. Le montage et le tube sont à des potentiels létaux.

Bien entendu, la puissance devra être adaptée en fonction du tube. Ainsi, une lampe fluocompacte de 15W peut sans soucis alimenter un tube de 18W en 60cm. Il existe toutes sortes de tubes : longilignes, ronds, repliés. A vous de voir ce que vous voulez utiliser.


Le circuit peut être intégré à la place du ballast classique (ferromagnétique) dans une réglette. Une attention particulière devra être portée au montage du circuit dans la réglette, sans créer de contacts avec les parties métalliques, et en gardant une distance de sécurité (1cm).


La plupart des circuits des lampes fluocompactes ne marchent bien qu'avec des tubes fins (T8) et pas trop longs. Seule l'expérimentation permettra de dire si le montage est viable ou non selon l'électronique.

Veillez à conserver le fusible de protection (résistance fusible). Si il ne semble pas y avoir de fusible, placez-en un sur le circuit d'alimentation secteur (100mA).


tubefluo tubefluo
Une solution (parmi tant d'autres !) que j'ai essayé pour un usage spécifique est la suivante : l'électronique est placée dans un boîtier étanche de raccordement électrique (type "Plexo"©).

connecteur connecteur
Les raccordements au tube sont faits par des embases compactes, via des fils "haute tension".

Le tout gainé dans une tresse plastique souple.




Le tube repose sur des arceaux en plastique, et est placé de manière à éviter tout contact direct avec les raccords (entre des tasseaux et du plexiglas)

Usages / Possibilités

trepied lumière noire


Ce bricolage peut être pratique pour alimenter les tubes UV d'une insoleuse, ou un tube de lumière noire, ou que sais-je encore (aquarium, ...)




Ou un tube sur trépied : un trépied de récupération, un tube en plastique dépoli (tube pour le transport des feuilles de gélatines utilisées en éclairage), quelques tubes et raccords PVC.


Tous les éléments porteurs de haute tension devront impérativement être isolés et inaccessibles.

Infos / Liens


Page Wikipedia [fr] : Tube fluorescent
Page Wikipedia [en] : Fluorescent lamp



Pour information :

Marquage des tubes :
marquage
Premier chiffre : dizaines de l'IRC.
Deuxième et troisième chiffre : température de couleur

Exemples :
640 = IRC de 60% et température de couleur de 4000K (blanc industriel)
827 = IRC de 85% et température de couleur de 2700K

        Sur la photo : Tube de 18W.
           765 = IRC de 70% et température de couleur de 6500K (cool daylight : lumière du jour)

IRC (indice de rendu des couleurs)


Astuce avec les starters "classiques"

Un starter est un élément électromécanique amusant, qui peut aussi servir à faire clignoter aléatoirement une lampe -> voir l'article


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